15 mai 2018

Système de Riziculture Intensif (SRI)

Pour le module de formation sur le SRI, cliquez ici

Contenu:

1 – Qu’est-ce que c’est le SRI ?
2 – Quel est l’historique du SRI au Mali?
3 – Quelle est la différence entre le SRI et la pratique conventionnelle en chiffres et dans le champs?
4 – Comment se fait la préparation du sol?
5 – Comment  faire la fertilisation?
6 – Comment installer la pépinière?
7 – Comment faire le repiquage et le semis direct?
8 – Comment faire l’irrigation?
9 – Comment faire le sarclage et le sarclo-binage?
10 – Quels sont les rendements, les avantages et contraintes constatés?
11 – Quelles sont les machines qui modernisent le SRI?

CALENDRIER CULTURAL DU SRI EN ZONE IRRIGUÉE
LE SRI DANS LE MONDE
DÉVELOPPEMENT ET TESTER LE MANUEL DE FORMATION SRI (avec le SLE de l’Université Humboldt à Berlin)

1 – Qu’est-ce que c’est le SRI ?

Dans la technique culturale du riz, plusieurs éléments, dont la gestion du sol, de l’eau, de la plante et de la lumière ont une influence sur la production. Leur combinaison harmonieuse permet d’atteindre le potentiel de production caché par les pratiques inappropriées. En effet, au fil des siècles, les techniques de production de riz utilisées à travers le monde ont considérablement réduit son potentiel naturel. Ce système d’intensification du riz améliore la technique conventionnelle de la riziculture en rendant au riz ses possibilités de production maximale. En terme pratique, il s’agit de produire le riz dans des conditions de faible densité de semis, ce qui entraîne une utilisation limitée de semences, d’eau et d’engrais, sur un sol riche en matière organique et bien aéré ; toute chose qui favorise l’accroissement significatif du rendement.

LES 6 PRINCIPES DU SRI:

 

2 – Quel est l’historique du SRI au Mali?

Le SRI a été importé de Madagascar par Africare en 2007. Le premier test a été éffectué par Africare dans sa zone d’intervention, à Goundam (Tombouctou), avec Erika Styger. C’est fort de ces résultas que le projet IICEM / USAID a mis en place un programme d’introduction du SRI dans 4 régions du Mali en 2009 : Gao, Tombouctou, Mopti (version avec maîtrise totale de l’eau dans les périmètres irrigués villageois) et Sikasso (avec la version pluviale dans les bas-fonds).

Le programme SRI d’IICEM a été conduit par Djiguiba Kouyaté, spécialiste riz, en collaboration avec l’IER et la Direction Nationale d’Agriculture (DNA), ainsi que ses structures régionales. Au même moment, Africare a été actif dans l’extension des superficies auprès des paysans et de la Fondation Syngenta, dans la recherche sur l’adaptation des principes du SRI dans les conditions écologiques du Mali.

Grâce au partenariat IICEM / EATP (tous sur financement USAID), le SRI a été vulgarisé en Afrique de l’ouest à partir de 2010. Ce travail de vulgarisation dans les pays de la CEDEAO a été renforcé par le projet WAAPP/CoRAF et CNS-Riz Mali (IER).

Le projet Chaîne de Valeurs Céréales (CVC), financé en 2013 par l’USAID, a poursuivi la vulgarisation à grande échelle en mettant l’accent sur de grandes parcelles exploitées par les producteurs individuels. Quelques tests de SRI + PPU ont été réalisés. En juin 2015, le CIV / GIZ a mis en place un programme de diffusion du SRI + PPU et du SRI + Biofertilisant (Organova, Fertinova et biostimulant) en partenariat avec IFDC pour le PPU et Biofertilisant avec Éléphant Vert. A travers le programme, le SRI a pris une dimension nationale (avec l’implication des ONG DVV Internationale et WHH, des structures techniques de l’Etat et l’extension dans les bas-fonds de Ségou et Kayes).

Grâce au CIV, le SRI a été fortement exposé au Salon International “SEMAINE VERTE / GRÜNE WOCHE” à Berlin, en Allemagne, en janvier 2017. Le module SRI a été élaboré et inséré dans le curriculum riz par le CIV / PASSIP.

 

3 – Quelle est la différence entre le SRI et la pratique conventionnelle en chiffres et dans le champs?

 

4 – Comment se fait la préparation du sol?

Le SRI exige une bonne préparation du sol à cause du développement significatif des racines. Le sol doit être bien ameubli, plus particulièrement les 20 premiers centimètres. Les différentes opérations sont : le planage, le labour, la mise en boue et le nivellement de la surface de la parcelle. Ces différentes opérations débutent un mois avant la date du repiquage.

Un bon nivellement du sol est fortement recommandé à cause du principe de l’irrigation qui demande une alternance entre l’apport d’eau et assèchement de la parcelle. Les équipements ordinaires, tels que la barre de planage accouplée au motoculteur, peuvent être utilisés pour les travaux.

 

5 – Comment  faire la fertilisation?

APPLICATION DE LA FUMURE ORGANIQUE  

Pour obtenir un rendement élevé, la fertilisation doit être focalisée sur l’utilisation en quantité de la fumure organique. La fumure minérale viendra seulement en complément pour corriger les déficits nutritionnels. on recommande d’appliquer 10 à 15 t / ha de fumure organique traditionnelle (déjections des bœufs, de la volaille, des fosses fumières) contre 1 t / ha de biofertilisant (Organova ou Fertinova etc.).

SRI + Fertinova: 1t / ha
SRI + Organova: 1,5t / ha

Dans la pratique, la dose d’engrais à apporter est de 1/3 à 1/2 des quantités habituelles, soient 50 à 100 kg / ha d’urée, 50 kg de di-Ammonium Phosphaté (DAP) (CRRA 2010). Un dépassement de ce dosage pourrait provoquer un développement végétatif important ainsi que la verse (tiges couchées) au détriment des graines.

La fumure organique enrichit le sol et améliore sa structure ; surtout dans les périmètres irrigués où le lessivage du sol est très important par la quantité d’eau utilisée et mal drainée. Les éléments nutritifs sont retenus et mis facilement à la disposition de la plante.

La fumure est appliquée avant le labour, ce qui permet son enfouissement dans le sol lors des opérations de labour.

LA TECHNIQUE DU PLACEMENT PROFOND DE L’UREE (PPU)

Vulgarisée par le CIV en partenariat avec IFDC, cette technique consiste à placer l’urée granulée (faite à partir d’une presse) dans une profondeur superficielle de 7 à 10 cm tous les 4 poquets de riz.

L’application se fait à partir de 7 jours après le repiquage. Le travail est facilité dans le cas du SRI où les plants sont en ligne. Sur 1 hectare on pourrait mettre 72 kg d’urée granulée contre 200 kg en pratique conventionnelle, soit une économie d’environ 65% (fiche technique IFDC).

SRI + PPU : 72 kg / ha

Les pertes d’engrais (lixiviation et évaporation) sont minimisées et la répartition de la quantité est uniforme dans la parcelle.Appliquée une seule fois, l’effet de l’urée est durable dans le sol permettant à la plante de puiser selon son besoin pendant les différentes phases de croissance. Les producteurs s’accordent à dire que la combinaison du SRI et du PPU donne les meilleurs résultats.

 

6 – Comment installer la pépinière?

Avec le SRI, nous avons constaté une amélioration de la conduite des pépinières. Plusieurs types de pépinières existent : pépinières xes en terre, pépinières portables en pots, pépinières pour la machine transplanteuse.

PÉPINIÈRES FIXES EN TERRE

La pépinière SRI est exactement conçue comme une planche maraîchère avec une largeur de 1 m et une longueur variable de 4 à 10 m. on utilisera 100 m² pour repiquer 10 000 m² soit 1 ha. La planche sera faite de manière à avoir un sol très ameubli, léger, avec une profondeur de 15 cm dépassant la longueur des racines (environ 10 cm). Il serait bon de faire un mélange de sable et de fumure organique quand le sol est lourd ou fortement argileux. Nous devons donc tenir compte des types de sols des périmètres. L’arrosage se fait avec un arrosoir utilisé par les maraîchers. Ainsi la pépinière doit être située à côté d’un point d’eau. Il est important de savoir que le temps de l’enlèvement du plant au repiquage ne doit pas dépasser plus de 30 minutes.

Pour semer la planche on utilisera 8 kg de semence pour repiquer 10 000 m² soit 1 ha. on fera le trempage des graines dans de l’eau tiède pendant 24 h. Les graines qui surnagent seront mises de côté car constituées de balles vides. on divisera la quantité en trois parties : 1/3 pour semer la première moitié et un autre 1/3 pour semer l’autre moitié. Le dernier 1/3 sera utilisé pour corriger les parties vides sur l’ensemble. Le repiquage se faisant avec de petits plants munis de motte de terre, il est indispensable de clairsemer la pépinière. à la n des semis il s’avère nécessaire de couvrir les graines par un peu de sable, faire le paillage de toute la pépinière et arroser matin et soir. Avec la germination on enlèvera progressivement la paille à partir du deuxième jour jusqu’au cinquième. Au stade de 2 feuilles la plantule a environ 8 à 10 jours et le repiquage peut commencer.

PÉPINIÈRES PORTABLES EN POTS

Avec la faible quantité de semences, 8 kg pour repiquer un champ de 1 ha, et l’exigence de ne pas dépasser 30 minutes entre l’enlèvement du plant et son repiquage, certains producteurs font des pépinières hors sols. L’avantage est la possibilité de garder la pépinière à la maison pendant 10 jours et les amener au champ le jour du repiquage. Le principe du trempage est maintenu. La couche de terre doit être faible (2 à 3 cm) pour éviter le poids lourd du pot qui doit être portable. Les pots étant à côté de l’équipe de repiquage on enlèvera juste les plants qui seront repiqués 5 à 15 minutes après. Les pots peuvent être des matériels de récupération comme les bidons de 20 litres.

PÉPINIÈRES POUR LA MACHINE TRANSPLANTEUSE

Avec l’introduction des machines pour le repiquage du riz, la pépinière a encore subi des simplifications. En effet, l’épaisseur de terre est de 2 cm. La longueur et la largeur des pépinières doivent correspondre à celles des bacs de la machine dont dispose le producteur. La densité dans ce cas est très élevée avec comme conséquence un gain important en espace.

 

7 – Comment faire le repiquage et le semis direct?

Pour repiquer il faut prélever les plants dans la pépinière avec une pelle ou une daba et les mettre à la disposition du groupe qui fait le repiquage. Cette opération ne doit pas dépasser 30 minutes pour éviter le dessèchement des racines. Avant d’enlever les plants, la pépinière doit être suffisamment humide pour éviter d’endommager les racines. On enlève les plants avec motte de terre, mais on n’arrache pas les plants.

REPIQUAGE

Le repiquage se fait en ligne. on transplante un plant par poquet avec un espacement de 25 cm x 25 cm

A partir de 8 à 10 jours, la plantule a deux feuilles et l’opération de repiquage peut commencer. Il est bon de savoir que l’âge adulte de la plantule commence vers le quinzième jour (12 – 15). Le repiquage avant cette date permet à la plante d’exprimer son potentiel de tallage (formation de pousse des graminées) et de développement racinaire. Après cette date, comme c’est le cas du trentième jour (30), la capacité de tallage pourrait diminuer de 50 % en raison du flétrissement causé par le choc à l’arrachage. Cette opération de repiquage se fait de manière bien soignée contrairement à la pratique conventionnelle. Le repiquage commence dans le sol boueux et collant sans lame d’eau. Il se fait en ligne 25 cm x 25 cm avec un alignement dans les deux sens, à l’aide de cordes marquées à 25 cm. Cela donne l’avantage de faire le sarclo-binage dans les deux sens. La plantule sera repiquée avec motte de terre lui permettant de faire la reprise en moins de 6 à 24 h contrairement à la technique conventionnelle où il faut compter 4 à 7 jours avant la reprise. Le plant doit être légèrement glissé dans la boue sous forme de L au lieu de J avec la pratique courante. Après le repiquage la parcelle doit être irriguée légèrement et l’humidité doit être maintenue pendant les deux premières semaines. La lame d’eau n’est pas toujours conseillée. Pendant ce temps, le regarnissage peut se faire.

LE SEMIS DIRECT AVEC LES SEMOIRS

Avec l’exode rural, les producteurs n’arrivent plus à avoir la main d’oeuvre à temps pour faire le repiquage qui finalement devient plus coûteux. La solution est le semis direct avec les semoirs (6 ou 4 rangs) communément appelés semoirs philippins ou indiens selon l’origine. On utilise 25 kg / ha de semence et l’opération est réalisée par 2 personnes en 1 jour. dans ce cas on aura 3 graines par poquet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 – Comment faire l’irrigation?

Le principe de l’irrigation dans le SRI est l’alternance de l’irrigation et l’assèchement. La lame d’eau étant principalement utilisée pour contrôler les adventices (mauvaises herbes) n’est pas conseillée. de la date de repiquage jusqu’à la fin de la première semaine l’humidité est maintenue dans la parcelle avec une très fine couche d’eau. Le système d’irrigation par alternance commence à partir de la deuxième semaine (15 jours après repiquage). on envoie de l’eau qui imbibe bien le sol jusqu’à une lame de 2 cm. L’apport d’eau ne se fait qu’à partir de l’apparition des fissures sur le sol. donc l’irrigation se fait à la demande du sol.

La lame d’eau de 2 à 3 cm est maintenue pendant toute la période de oraison / épiaison. Le riz n’est pas une plante aquatique, elle est semi-aquatique. Elle tolère l’eau jusqu’à une lame de 10 à 15 cm. Au-delà de cela le tallage diminue proportionnellement à l’augmentation de la lame d’eau. Certains producteurs, avec le système de tour d’eau, n’arrivent pas à appliquer cette alternance. Nous leur conseillons dans ce cas de respecter le seuil de tolérance en mettant le minimum d’eau possible (10 à 15 cm) dépendant du type de sol.

 

9 – Comment faire le sarclage et le sarclo-binage?

Sous une très fine lame d’eau, le sarclage fait partie des opérations les plus déterminantes dans le SRI pour le contrôle des adventices.

Avec le repiquage en ligne le sarclage peut être fait avec une sarcleuse manuelle ou motorisée. Cependant il est recommandé de faire le désherbage à la main 1 à 2 semaines après le repiquage, les plants étant fragiles et souvent collés aux herbes. La sarcleuse est utilisée à partir du vingtième jour de la date de repiquage. La fréquence de sarclage est de 10 jours environ mais il faut tenir compte de l’enherbement du champ. on compte 3 à 4 opérations avant la fermeture du champ par le bon tallage qui caractérise le SRI. Le sarclage croisé est nécessaire.

LE SARCLO-BINAGE ET SES AVANTAGES

L’opération effectuée à l’aide de la sarcleuse est un sarclo-binage. Le binage consiste à remuer le sol pour faciliter son aération, ce qui favorise le bon développement des racines. A travers cette opération, les mauvaises herbes sont coupées et enfouies dans le sol. Elles se décomposent et le fertilisent. La sarcleuse crée un effet de binage superficiel. La succession de cette opération crée les conditions d’aération favorable à la bonne croissance du système racinaire qui se disperse mieux dans le sol pour satisfaire la demande d’un tallage important. Cette opération, en présence d’une bonne structuration du sol par la présence de la matière organique, permet à la plante d’exprimer tout son potentiel de développement du système racinaire et de tallage car loin des conditions anaérobies (réactions chimiques en l’absence d’oxygène) créées par la lame d’eau dans la pratique courante où ces opérations de sarclo-binage ne sont pas réalisables.

De plus, avec le développement important du système racinaire, la fouille du sol est importante pour mettre à la disposition de la plante les éléments nutritifs. Cela fait que l’apport extérieur en engrais devient très faible. C’est pourquoi nous demandons à ceux qui utilisent l’engrais de rester dans la fourchette 1/3 à 1/2 de la dose conventionnelle en urée, soit environ 50 à 100 kg d’urée (Rapport CRRA Gao 2010, IICEM) et IFDC / PPU 2013. La sarcleuse est fortement appréciée par les producteurs car elle permet d’économiser considérablement les coûts de main d’œuvre pour le désherbage, sans compter la qualité du travail qui est sans égale et le gain de temps. Le travail de la sarcleuse contribue à un meilleur nivellement superficiel de la parcelle. « Avec la sarcleuse on permet au sol de respirer ».

 

10 – Quels sont les rendements, les avantages et contraintes constatés?

RENDEMENTS SRI PLUS ÉLEVÉS

SRI : 8 t / ha avec une fourchette de 4 à 12 t / ha.
Pratiques conventionnelles : 4 à 5 t / ha

AVANTAGES DU SRI PAR RAPPORT A LA PRATIQUE CONVENTIONNELLE

AUTRES AVANTAGES DU SRI

  • Améliore la productivité ;
  • Augmente le surplus commercialisable ;
  • Augmente le revenu ;
  • Assure la gestion durable des sols ;
  • Utilise peu d’eau et d’engrais chimiques ;
  • Faible émission de gaz à effet de serre ;
  • Constitue une réponse au changement climatique.

CONTRAINTES

Effets psychologiques du changement.
Le changement de mentalité de la pratique conventionnelle au SRI est lent. Il y a un effet psychologique à surmonter car les producteurs doutent de la capacité de tallage d’un plant de 8 à 10 jours.

Forte quantité de fumure organique.
La technologie est basée sur l’utilisation en quantité élevée de fumure organique. Il est difficile d’avoir le volume demandé et la qualité requise par le paysan moyen.

Les opérations de repiquage sont minutieuses pour le début.
La durée du repiquage en SRI par hectare est plus longue que celle de la pratique conventionnelle.

Le planage.
Le mauvais planage des parcelles rend l’irrigation difficile pour maintenir une fine couche d’eau.

La disponibilité des équipements comme la sarcleuse et la barre de nivellement.
Ces équipements sont nécessaires pour le contrôle des herbes et le planage de la parcelle.

Accès aux machines pour les grands producteurs.
L’application correcte des 6 principes du SRI n’est possible qu’avec des machines si on est sur de grandes surfaces.

COMPTE EXPLOITATION SRI + BIOFERTILISANT


 

11 – Quelles sont les machines qui modernisent le SRI?

 

CALENDRIER CULTURAL DU SRI EN ZONE IRRIGUÉE

 

LE SRI DANS LE MONDE

DÉVELOPPEMENT ET TESTER LE MANUEL DE FORMATION SRI (avec le SLE de l’Université Humboldt à Berlin)

 

test et formation du SRI à Baguinéda, mars 2018, avec CEFASPAM Mopti

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